
Depuis plusieurs années, la sécurité de la chaîne d’approvisionnement logicielle est devenue un sujet central pour les équipes DevOps et les responsables sécurité. Les attaques visant les dépendances logicielles, les bibliothèques open source ou les systèmes de build ont montré qu’un logiciel compromis pouvait avoir des conséquences massives sur des milliers d’organisations.
Des incidents majeurs comme SolarWinds ou certaines attaques sur des registres de packages ont illustré une réalité simple : il ne suffit plus de faire confiance au code source d’un projet. Il faut également pouvoir vérifier que les artefacts logiciels distribués correspondent réellement à ce code et qu’ils n’ont pas été modifiés.
C’est précisément dans ce contexte que le projet Sigstore a émergé. Soutenu par la Linux Foundation et adopté par de plus en plus de projets open source, Sigstore propose une infrastructure permettant de signer et de vérifier automatiquement les artefacts logiciels.
Une signature des logiciels simplifiée
Traditionnellement, la signature des logiciels repose sur des clés cryptographiques gérées manuellement. Les développeurs doivent générer des clés, les protéger, les distribuer et s’assurer qu’elles ne sont pas compromises. Ce processus peut être complexe et difficile à maintenir dans les projets open source.
Sigstore simplifie ce modèle en utilisant des identités issues de fournisseurs d’authentification existants comme GitHub, Google ou d’autres systèmes d’identité.
Lorsqu’un développeur signe un artefact avec Sigstore, la plateforme génère une signature associée à son identité et enregistre cette information dans un registre public appelé Rekor.
Le registre Rekor
Rekor est un journal de transparence qui enregistre les signatures des artefacts logiciels. Ce journal est public et immuable, ce qui signifie que toute tentative de modification ou de suppression d’une entrée serait immédiatement détectée.
Grâce à ce mécanisme, les utilisateurs peuvent vérifier qu’un logiciel a bien été signé par un développeur légitime et qu’il correspond à l’artefact publié.
Cosign : signer des conteneurs
L’un des outils les plus connus de l’écosystème Sigstore est Cosign. Cet outil permet de signer des images de conteneurs et de vérifier leur authenticité avant leur déploiement.
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Une fois signée, l’image peut être vérifiée par les systèmes de déploiement afin de s’assurer qu’elle provient d’une source fiable.
Une adoption croissante en 2026
En 2026, Sigstore est de plus en plus intégré dans les pipelines CI/CD et les registres de conteneurs. Les entreprises utilisent ces mécanismes pour vérifier automatiquement l’origine des artefacts avant de les déployer dans leurs infrastructures.

Cette approche permet de réduire les risques liés aux attaques sur la supply chain logicielle et d’améliorer la confiance dans les logiciels open source.
Pourquoi cette technologie devient essentielle
À mesure que les logiciels reposent sur un nombre croissant de dépendances, la capacité à vérifier l’origine et l’intégrité des artefacts devient essentielle. Les signatures cryptographiques et les journaux de transparence offrent un moyen efficace de renforcer cette confiance.
Sigstore représente une étape importante dans l’évolution de la sécurité logicielle, en rendant la signature et la vérification des artefacts beaucoup plus accessibles aux développeurs.
Ressources

Conclusion
Dans un monde où les logiciels reposent de plus en plus sur des dépendances open source et des pipelines automatisés, la sécurité de la supply chain devient un enjeu majeur. Sigstore propose une approche moderne pour signer et vérifier les artefacts logiciels, renforçant ainsi la confiance dans l’écosystème open source.



